|
Parler
de mes problèmes avec les fédérations de karaté en Belgique, n’est pas facile.
Malgré qu’on m’ait contraint d’embrasser la nationalité Croate, je vais tenter
de vous relater cette incroyable histoire le plus objectivement possible avec
mes sentiments, mes intuitions, mes émotions, mon vécu et surtout sans amertume
!
Quand
j’avais huit ans je voulais, comme Bruce Lee, faire du karaté. En cherchant dans
le bottin téléphonique, je me suis finalement retrouvé chez Yanou, un club de la
commune d’Uccle et affilié à l’IBF (International Budo Fédération).
Le
club ne concordait malheureusement pas aux très hautes aspirations qui étaient
les miennes.
J’ai
cherché un autre club, et via le Yamoto karaté à Ixelles et le CAMJ à Jette,
j’ai atterri au Naha Karaté-do, un club de la région de Charleroi. Le club était
sous la direction de Michel Aerden, entraîneur national et 6’dan.
Quelques
mois plus tard, après un stage à Bruxelles, sous la direction de Michel Aerden
et Miyazaki, je reçois une lettre de M. Van Lerberghe, président de
l’UFK.
Dans
cette lettre il y était mentionné que :
- Je
ne pouvais pas être membre de deux fédérations et que je devais donner ma
démission comme membre de l’AFK.
- Je
ne pouvais pas mettre une ceinture marron, car à l’UFK vu mon jeune âge (9 ans),
le maximum était une ceinture verte.
- Si
je voulais participer aux stages, je devais avoir l’accord préalable de mon club
le Yamoto karaté club, sous peine de sanction.
- Je
ne pouvais pas m’entraîner dans d’autres clubs, sous peine de sanction.
- Dans
les compétitions, je devais représenter le Yamoto, sinon … sanction.
- Je
ne pouvais pas participer aux compétitions autres que celles de la BAKF, sous
peine de sanction. Si dans le futur je ne suivais pas très rigoureusement le
règlement interne de l’UFK, la conséquence logique serait une suspension.
Mon
père n’en croyait pas ses yeux. Personne ne lui avait expliqué quoi que ce soit.
Il savait que l’UFK (Union Francophone de Karaté) et l’AKF (Association
Francophone de Karaté) étaient des fédérations et que pour s’entraîner dans les
clubs, on l’avait obligé à prendre des licences auprès des différentes
fédérations.
Avec
l’aide de M. Van Lerberghe notre choix était vite fait.
Mon
père répondait, que je ne pouvais pas être membre d’une fédération qui écrivait
des lettres aussi menaçantes à un gamin de neuf ans.
J’ai
démissionné de l’UFK.
Deux
ans plus tard (1989), lorsque j’ai voulu être membre du club de Dirk Heene
(VKV), j’ai reçu une lettre de M. Dirk De Mits, président de la VKV, disant que
mon adhésion à la VKV n’était pas acceptée. Ceci pour une raison bien simple….
on avait eu des problèmes avec l’UFK, leurs frères wallons de la JKA, et par
conséquent ...... pas de licence VKV.
Sur
les conseils de D. Heene, on a pris une licence à l’Ashi Barai Cardinal Mercier,
un club membre de la VKA.
- UFK
= Union Francophone de Karaté
- AKF
= Association Francophone de Karaté
- VKV
= Vlaamse Karate Vereniging
- VKA
= Vlaamse Karate Assocatie
- VKF
= Vlaamse Karate Federatie
- VKS
= Vlaamse Karate School
- JKA
= Japan Karate Assocatie
- WKSA
= World karate Shotokan Associatie
Le
club était également membre de la WKSA, une organisation de Sensei Kase, que
Dirk Heene représentait en Belgique.
Quand
mon père signa la licence (VKA), il m’a inscrit une année plus âgé, comme cela,
j’aurais la possibilité de combattre une année sur deux dans une catégorie plus
difficile.
Pour
paps les championnats en Belgique étaient trop faciles, je gagnais trop
souvent.A quinze ans (14 ans) j’étais repris comme élite (B) dans le
Topsportschool (VKS).
Au
Topsportschool, Jos Augustus était le directeur technique (VKA) et le
responsable des entraînements kata et Van de Vel était responsable pour les
entraînements kumite.
Paps
fût très étonné lorsqu’il apprit que j’étais sélectionné uniquement pour les
entraînements en kumite et pas pour les entraînements kata. Paps posa la
question, et la réponse de M. Augustus fut très simple, « Van de Vel a besoin de
partenaires pour faire du sparring et de plus être sélectionné en kata et en
kumite … impossible! »
Mon
père n’était pas d’accord et disait que je n’étais pas de la chair à canon et
aussi qu’il ne comprenait pas que j’étais retenu en kumite et pas en kata, alors
que tous mes entraînements étaient axés sur les katas. Augustus ne croyait pas
mon père et disait que je gagnais beaucoup de championnats en kumité et que sans
s’entraîner, c’était impossible.
Paps
fâché lui disait qu’il connaissait autant sur le karaté …. qu’un congolais sur
la neige.
Paps
écrivait une lettre au Conseil d’Administration de la VKA, il avait également
obtenu un entretien avec M. Adang, le Président de la VKA. A la réunion, paps
avait acquis la garantie que je pourrais être sélectionnable en kata comme en
kumité.
M.
Augustus devait démissionner, et j’étais repris au Topsportschool en kata comme
en kumité et mes problèmes …… allaient commencer.
Au
Topsportschool (VKS), M. Van de Vel devenait le grand manitou, entraîneur,
sélectionneur, manager, il organisait et codifiait tout, les sélections, les
budgets, les entraînements et le tout sans aucun contrôle de la part de la
VKA.
En
septembre 1994, j’ai obtenu ma première sélection, .... la coupe du Monde à
Miskolc.
Dans
ma catégorie, kumite 15 ans, il y avait 118 compétiteurs. J’ai gagné tous mes
combats avec 6-0 et de plus en kata (15 ans/125 participants) la deuxième place
était pour moi.
En
février 1995, à Bratislava, je devenais Champion d’Europe en kata et en kumité
(cadets), un résultat grandiose qu’avant moi, personne n’avait réussi. Paps et
moi, nous étions fiers et c’était bien la preuve que paps avait raison de se
rebiffer, quand M. Augustus voulait me rejeter en kata.
Pour
les championnats d’Europe kata (seniors), au mois de mai 1995, Van de Vel
sélectionne un membre de son club …. Yvan Mans. Paps ne comprend pas et demande
des explications. VdVel, répond qu’il ne savait pas que j’étais sélectionnable
pour les championnats kata seniors.
Paps
n’en croyait pas ses oreilles, un sélectionneur qui ne savait pas qui était
sélectionnable !!!!.
Oui
… c’est possible, mais uniquement ….. en Belgique.
Yvan
Mans au premier tour, enavant droite, retour direction Belgique.
Normal….
En
septembre, pour la Coupe du Monde 1995 à Frankfurt, rebelote … sélection de Yvan
Mans, et de nouveau, au premier tour, retour Belgique et en première
classe.
Mon
père avait une sérieuse querelle avec VdV.
Paps
lui reprochait d’être un amateur incapable et de plus partial pour les gens de
son club.
Il
lui disait que c’était inadmissible et qu’il n’accepterait jamais cette
situation débile.
Cette
fois, pas de réaction de la VKA. Paps avait une réunion avec M. Adang qui ne lui
donne que de très vagues garanties pour l’avenir, mais rien de bien
concret.
Paps
en tirait ses conclusions, il ne voulait plus continuer avec la VKA.
En
septembre 1995 on signait pour la FFK.
M.
Van Lerberghe avait ce qu’il voulait, de plus on adhérait à son club et à la
JKA.
Allatta
demanda à paps si on avait reçu des garanties écrites !!! Paps répondit, qu’une
parole était une parole et que pour lui, c’était suffisant ….. mais en fait paps
ne savait pas du tout à quoi il devait s’attendre.
Vraisemblablement,
Allatta, lui le savait !
Paps
trouvait les compétitions de la JKA, un bon tremplin pour préparer les
championnats EKF/WKF.
En
septembre, j’étais sélectionné pour les championnats d’Europe ITKF à
Paris.
ITKF
= International Traditionnel Karaté Federation
Championnats
que je gagnais haut la main.
En
octobre, je suis sélectionné pour les championnats d’Europe du style Shotokan,
mais seulement en équipe.
Je
dois dire que les premiers mois il n’y eut aucun problème, et tout se passa très
bien.
Au
début 1996, la LFK et la FFK ont des problèmes. La GFK (Groupe Francophone de
karaté) prend la place de la LFK au sein de la FFK.
Quand
la GFK demande à paps d’être le secrétaire et puis le président du groupe …. Il
accepte et voilà que commencent les gros ennuis.
VLB,
n’était pas très heureux de ce changement et disait à paps que la situation
n’était pas très bonne vis-à-vis de moi et du groupement de
l’UFK/JKA.
Le
père d’un membre JKA … président d’un groupement Sanbon ! Inadmissible selon
VLB.
Paps
était mis de plus en plus sous pression, VLB lui disait que ma carrière était en
danger, Paps ne comprenait pas pourquoi … et continuait a soutenir la
GFK.
Février
1996 à Istanbul, je prolonge mes titres de Champion d’Europe en kata et en
kumité.
Mais
… encore un peu et je retournais à la maison, … sans faire le
championnat.
Le
soir avant le championnat, paps voulut savoir le N° de ma chambre à l'hôtel, il
se retrouva face à face avec VLB, qui, bien arrosé de bière (belge?),
l’interpella.
Des
mots et bien plus que des mots …
VLB
prend mon père à la gorge pour le taper !!! Marc VRB, mon entraîneur qui lui
aussi était présent à Istanbul les sépara, non sans mal. Paps très choqué et
scandalisé ne comprenait pas que le président de la fédération francophone de
karaté voulait en venir aux mains avec lui.
De
plus mon père n’a jamais pratiqué le karaté.
Le
matin de la compétition, paps ne voulait pas que je combatte pour la
Belgique.
Après
une réunion à l'hôtel, avec Adang le président de la fédération belge, Allatta
l’entraîneur de la FBK, Marc VRB et Jacques VLB (pas encore très sobre), paps a
finalement accepté que je participe. Paps me disait qu’il n’avait pas beaucoup
le choix, puisqu’il était persuadé que j’allais gagner et prolonger mes
titres.
De
retour en Belgique, paps voulait déposer une plainte, il ne l'a pas fait. Il me
disait que si il déposait une plainte contre le président de la FFK ..... je
pouvais oublier le karaté.
En
mai 1996, je suis sélectionné (kata) pour les Championnats d’Europe seniors à
Paris.
J’obtiens
une place en finale et je termine finalement à la septième place.
Paps
et moi étions très déçus et c’est peu dire. Patrick Suard, le coach des français
en kata, essaya de nous consoler. Il nous expliqua que le résultat était
superbe, et que c’était la première fois qu’un cadet (17 ans), obtenait une
place en finale dans un championnat d'Europe seniors.
En
juin 1996, je suis parti avec paps à Johannesburg, pour les premiers
championnats du Monde Juniors Cadets. Il n’y avait pas de délégation belge, paps
avait tout organisé.
Je
suis devenu champion du Monde (cadet) dans la catégorie kumité -70 Kg. En kata
je n’ai pas participé suite à une blessure lorsque je m’entraînais pour le saut
en Unsu.
Jacques
VLB était devenu président de la fédération belge.
VLB
conscient de mon potentiel, voulait de plus en plus, poser sa main sur ma
carrière.
Je
devais changer d’entraîneur, il voulait m'imposer Allatta. J’était un membre de
l’UFK / JKA et Allatta lui aussi, était un membre du groupement UFK / JKA.
Il
disait que je pourrais avoir beaucoup de problèmes, si je ne suivais pas la
ligne de la JKA.
Il
est vrai que j’étais un membre de son club et de la JKA. Néanmoins dans mon cœur
j’étais surtout un karatéka du style shotokan et un compétiteur (sanbon) qui
voulait s’entraîner comme il le voulait et pas comme les autres le
voulaient.
Paps
disait à VLB qu’il n’y avait que lui qui décidait pour mes entraînements, mes
championnats et ma carrière. Il prétendait que notre façon était la bonne et que
rien ne nous ferait changer de la route qu’il avait tracée pour moi, ni la
fédération, ni la JKA.
Il
y avait de plus en plus de conflits entre paps et VLB.
En
mars 1997, lors du championnat de Belgique à Herentals, paps exigeait les
sélections en kata, kumité -70 Kg et en kumité Open pour les championnats
d’Europe seniors à Tenerife.
Paps
trouvait que j’avais de loin les meilleurs résultats et comme j’étais champion
de Belgique dans les diverses catégories, il était donc normal que je sois
choisi dans chaque épreuve.
VLB
n’était pas très heureux et c’est peu dire.
Le
jour avant le départ pour les championnats d’Europe à Tenerife, paps reçut la
visite de VLB.
Paps
à cette période, était très méfiant, il avait eu amplement son lot de misères
suite aux relations FFK - GFK avec VLB. Il décida d’enregistrer l’entretien, il
n’avait plus aucune confiance et il doutait de l'intégrité de VLB.
Ils
aplanissaient certaines difficultés : on pouvait partir sereinement à
Tenerife.
À
Tenerife Marc VRB disait à VLB que paps avait enregistré la conversation, ....
la relation entre paps et VLB était de nouveau remise en question. L’atmosphère
n’était pas propice pour réaliser un très bon championnat d’Europe.
Je
participais à cinq épreuves et uniquement dans le kumite équipes on était
éliminé prématurément. En kata individuelle comme en kata équipe, je terminais à
une cinquième place.
En
kumité Open et dans la catégorie kumité -70 Kg, j’obtiens des troisièmes
places.
Mon
nom était fait, pour la première fois en catégorie des seniors, un karatéka
obtient une place en finale pour l’épreuve en kata et un podium dans l’épreuve
en kumité.
À
Tenerife, paps décidait de changer d’entraîneur et il demandait à José Egea si
je pouvais aller à Madrid pour m’entraîner sous sa direction. José
acceptait.
Paps
en avait marre, il voulait retourner chez les flamands à la VKA.
VLB
me contactait et me disait que si je retournais à la VKA, je pouvais tout
simplement oublier les sélections. Je ne le croyais pas, je pensais qu’il
exagérait pour que je reste à la FFK, je pensais que jamais il ne pourrait faire
cela … vu mon palmarès.
Paps
me disait, tu ne peux pas te laisser prendre en otage. Paps avait une discussion
avec Van de Vel, qui disait que la VKA me soutiendrait. Les dirigeants de la VKA
confirmaient.
Parce
que j’avais obtenu une place en finale (kata) et une troisième place (kumité) au
championnat du Monde 1996, j’avais le droit de participer au World Games à
Lathi, en Finlande en août 1997 : j’ai obtenu une bien belle 5’ place en
kata.
Suite
aux pourparlers avec la VKA, Allatta m’interdit de participer en kumité car si
j’obtenais un résultat et si, par la suite je partais pour la VKA, les subsides
seraient versés à la VKA …
Pour
VLB cela n’était pas possible. Allatta me confirme que la situation sera
insupportable si je rejoins la VKA, il me demande et me conseille de rester à la
FFK.
Paps
ne comprend pas, l’évolution est très inquiétante.
Contre
vents et marres, je change de fédération, je retourne à la VKA.
En
1997, Jacques Van Lerberghe était le président de la FBK,de plus, membre de la
commission de sélections et manager de l’équipe nationale.
· La
commission de sélections était composée de :
o
Van
de Vel (VKA/VKF) Sanbon
o
Sergio
Gneo (VKV/VKF) membre JKA – Ippon
o
Allatta (UFK/FFK)
membre JKA - Ippon
o
Van
Lerberghe (UFK/FFK) membre JKA – Ippon
Peu
de temps après, Van de Vel (VKA/VKF) devenait manager BKF.
VdVel
maintenant manager avec la bénédiction de VLB, ne s’oppose plus trop aux
décisions douteuses. M. Sergio Gneo (VKV/VKF) frère d’armes de la JKA, ainsi
qu’Allatta (UFK/FFK), votaient dans la commission de sélections comme VLB le
voulait.
VLB
avait acquis le monopole démocratiquement !
Les
conditions répondaient à son attente. Il attendait sa proie … et sa proie
c’était moi.
Je
n’étais pas sélectionné pour la Coupe du Monde en nov.1997 au
Philippines.
Mon
père se renseigne et il apprend que je suis toujours blessé??? Paps n’en croit
pas ses oreilles. Il est vrai qu’au championnat d’Europe en mai, je m’étais
fracturé un doigt. VdVel dit que je n’ai pas remis un certificat médical
attestant ma guérison.
Mans
est de nouveau sélectionné dans la catégorie Kata !! Incroyable … paps prend
contact avec la VKA, puis avec VDVel, qui lui dit, que Mans est sélectionné
parce que les francophones ne voulaient plus de moi !!! Paps furieux, dit que
cela ne se passera pas comme ça.
Enfin,
Mans au premier tour ... buiten, le voilà direction la Belgique, un beau voyage
aux Philippines en prime.
En
février 1998, je suis sélectionné pour les championnats d’Europe (juniors), kata
et kumite, et VdVel se permet d'ergoter, affirmant qu’il n’y a aucun problème
avec les sélections.
Je
deviens Champion d’Europe en kumité -70Kg, en kata je termine à la
4'pl.
Un
mois plus tard, en mars 1998, j’étais sélectionné pour les championnats d’Europe
seniors. Mais ma sélection se limite aux équipes kata et kumité et en kumité
-70Kg. Pas de sélection pour les épreuves individuelles kata, ni pour le kumite
Open.
Au
championnat d’Europe 1997, j’étais médaillé de bronze en open et finaliste en
kata. Aucun belge n’avait obtenu dans le passé une place en finale kata. En open
(sanbon) aucun belge n’est jamais monté sur un podium européen.
En
kata … Mans, l’élève de VdVel, était a nouveau sélectionné.
Par
contre, j’étais sélectionné en équipe kata avec Mans. Le troisième, je ne le
connaissais même pas. On était à un mois du championnat et jamais on ne s’était
entraîné ensemble?????
De
plus sur ma feuille de sélection, il était mentionné que si on refusait une
sélection ... la fédération, se réserve le droit de suspendre toutes les
sélections avenir !!!
Une
blague ? Non. ... Une blague belge ?... Oui … mais de très mauvais
goût !
De
plus, les responsables avaient l’audace de programmer les entraînements kata
équipe le même jour et à la même heure que les entraînements kumité … mais à un
autre endroit.
Lorsque
je me présentais à l’entraînement kumité à Herentals, on me disait que je devais
m’entraîner en équipe kata à Genk. 45 minutes plus tard, je me présente à Genk
où on m’informe qu’il n’y avait pas d’entraînement kata parce que S. Gneo
n’avait pas su se libérer.
A
l'entraînement, lors du stage à Namur, le troisième héros de l’équipe n’était
pas présent. VdV qui s’occupait de l’entraînement est aller chercher un
substitut parmi les karatékas qui faisaient le stage avec
Kawawada !!!.
Paps
écrivait une lettre au conseil d’administration de la VKA. Pendant la réunion
extraordinaire du 28 mars, la VKA désavouait la sélection pour les championnats
d’Europe seniors 1998.
Paps
demandait de l’aide à M. Maeschalk, un avocat spécialiste en droit sportif.
Paps
dépose une plainte devant la commission d’Arbitrage du COIB.
La
sentence était dure pour la fédération Belge de karaté.
La
commission d’Arbitrage concluait que les sélections étaient discriminatoires,
partiales et préconçues. La FBK, devait revoir la sélection et me sélectionner
en Kata, Kumité -70 Kg et en Kumité Open.
Jamais
une fédération belge n'avait été jugé par le COIB de la sorte, une giffle en
pleine figure ...
Paps
était furieux envers la VKA, ils étaient restés très indifférents dans le
conflit.
Aux
championnats d’Europe 1998 à Belgrade, je deviens Champion d’Europe kumité -70
Kg chez les seniors. La consécration suprême en Europe. Dans l'exercice kata, je
termine à la quatrième place. Mon père, à cause de tous les difficultés, est
obligé de rester en Belgique… il n’avait pas demandé un visa.
L’affaire
contre la FBK, nous a coûté pas mal d’argent, mais pas de gênes pour la VKA et
la VKV de se partager les subsides du Bloso. Scandaleux.
La
VKA change son pion dans la commission de sélections … VdVel est mis sur la
touche et Augustus prend la relève. VdVel pas très content de perdre sa place
s’affilie à la VKV. VdVel avec l’appui de VLB, crée un group Sanbon dans le
group Ippon de la VKV et de plus, il reste le manager de l’équipe
belge.
VLB
se fait remplacer dans la commission de sélections, par M.VRBrouck.
· Composition
de la commission de sélections:
o
Van
de Vel, manager (VKV) – Sanbon (fonction de secrétaire)
o J.
Augustus (VKA/VKF) Sanbon
o
Sergio
Gneo (VKV/VKF) membre JKA – Ippon
o
Allatta (UFK/FFK)
membre JKA - Ippon
o
Van
Reybrouck (GFK/FFK) Sanbon
Trois
mois plus tard … à nouveau … Bingo.
Septembre
1998, je suis sélectionné pour les championnats du Monde au Brésil, pour me
voir ensuite retirer de la liste des sélectionnés.
J’avais
raté deux entraînements.
Je n’étais pas présent une première fois à cause de ma participation au
championnat que paps organisait à Louvain, l’European Samourai Tournament. Il y
avait 23 pays présents et 1003 compétiteurs. Le plus grand tournoi jamais
organisé en Belgique. La fédération belge, organisait ce jour là, un
entraînement national.
Une
deuxième absence se légitimait pour la raison suivante : La VKA m’avait demandé
de donner un stage pour les jeunes, le même jour et la même heure qu’un
entraînement national. VDVel prétendait que je ne l’avais pas informé … mais il
oubliait de dire qu’il était membre de la commission sportive qui m’avait
demandé de donner le stage !!!
On
me convoque pour me défendre dans les locaux de la FFK à 23h00 !!!! Paps et moi
étions présents, la commission restait sur sa position et Augustus démissionnait
par solidarité.
Paps
au tribunal et, le jour du départ, le juge ordonnait que je devais être
sélectionné. Paps trouvait un huissier pour délivrer le verdict (14h00) et
l’avion partait à 19h00.
Me
voilà parti pour Rio contre la fédération … et les officiels de la fédération me
l’ont bien montré.
Paps
reste à la maison. Moi, j’obtiens une troisième place dans des conditions
exécrables.
J’aurais
dû être champion du Monde, on m’a volé le titre suprême. Je ne savais pas dans
quelle poule j’étais, pas contre qui je devais combattre, quand ? aucune
information sommaire, de plus pas d’eau et pas de coach !!
Personne
ne me parlait … je voulais juste rentré à la maison, ne plus faire du karaté. Je
voulais absolument partir de ce cocoon infect.
J’étais
troisième et j’étais malheureux …. je pleurais comme un enfant.
Pour
paps …. les rémunérations de l’avocat et de l'huissier, aussi les frais de
justice … la VKA et la VKV se partagent les subsides du Bloso.
Paps
en avait assez, il réfléchissait à un moyen de contourner la fédération belge.
Il entrevoyait la possibilité que je change de nationalité, il me disait que
j’avais trop travaillé pour atterrir dans la poubelle. Il était certain qu’au
sein de la FBK rien ne changerait.
Au
début du mois de décembre, paps a un premier contact avec la fédération Croate.
Le 5 janvier 1999, je suis parti avec paps à Zagreb. On avait une réunion avec
la fédération et une autre réunion au ministère avec 2 ministres et le chef de
la sécurité. A la réunion, ils prétendaient que tout pourrait être en ordre pour
le championnat d’Europe à Oviedo.
Paps
ne savait plus quoi faire …. Devenir Croate pour faire du karaté et des
championnats ou combattre pour la Belgique et s'adresser aux tribunaux pour
obtenir les sélections ? Il voulait attendre pour prendre une décision. Peut
être que ça s’ apaiserait en Belgique !!!
Une
semaine plus tard, bingo, comme je ne voulais pas signer leur contrat, plus de
sélections.
Un
contrat auquel je ne pouvais adhérer : tous les karatékas, à part
moi signaient.
Quelques
extraits du contrat :
On
devait rester belge.
Pour
faire des championnats à l’étranger, il fallait un accord préalable de la
FBK.
Pour
s’entraîner à l’étranger, il fallait l' accord de la FBK.
On
ne pouvait pas être rémunéré pour la pratique du karaté.
Seulement
la préparation de la FBK pour les championnats d’Europe et les championnats du
Monde était autorisée.
Aucune
interview aux médias sans l’accord préalable de la FBK.
Si
il y avait des problèmes, ceux-ci devaient être résolus au sein de la
FBK.
On
ne pouvait pas traduire la FBK devant la justice.
Paps
ne voulait plus aller au tribunal, il prend contact avec les Croates et donne
son accord pour ma naturalisation.
La
VKA prend contact avec paps et demande de traduire la FBK devant le tribunal.
Paps ne veut pas, il dit qu’il a déjà assez fait, la VKA prend les frais à leur
charge et paps traduit la FBK devant la justice (3’ fois).
Le
contrat n’était pas légal et la FBK devait m’inscrire au Championnat à Oviedo
avec une astreinte de 2.000.000 FB.
Le
09.02.1999, je suis parti à Zagreb pour mon passeport, deux jours avant le
championnat.
Les
belges ne m’ont pas inscrit, malgré l’astreinte. Ils sont allés en appel. (Appel
qu’ils ont perdu).
Je
suis devenu champion d’Europe pour la Croatie, le premier championnat où j’étais
épaulé par une fédération nationale. Tout ce que je n’avais pas eu en Belgique,
considération, sélections en Croatie je recevais tout, et sans aucune
difficulté.
L'advocat
de paps, lui dit de traduire la fédération belge, devant le tribunal ... sur le
fond. Il disait que, maintenant que j'étais Croate, le fédération ne pouvait
plus rien me faire et qu'un proces contre la fédération, sur le fond, était
gagné d'avance.
Paps
voulait qu'une chose .... avoir le paix. La fin des misères avec la fédération
belge.
Peut-être !!
Au
championnat d’Europe à Athènes, j’obtenais le titre suprême en kumité -70Kg et
en Open.
La
première fois dans l’histoire du karaté qu’un athlète obtient deux titres en
individuelle.
A
Zagreb, j’étais reçu par le président de la Croatie.
Après
le championnat d’Europe la VKA me demande si il y avait une possibilité pour
aplanir les problèmes et combattre pour la Belgique. J’ai écrit une lettre au
conseil d’administration de la FBK (contre l'avis de paps) et j’ai demandé pour
être entendu.
Quelques
jours plus tard, un coup de téléphone de VLB, il me disait qu’il était tout à
fait d’accord de plaider ma cause devant le conseil d’administration de la FBK.
???
Je
ne comprenais pas, je lui dis que je voulais plaider ma cause moi-même.
La
chose était impossible, et VRBrouck (FFK) et Van Winkel (VKA) étaient délégués
pour parler avec moi. On avait une réunion à Bruxelles et on me demande de
laisser tomber l’astreinte. Sans quoi il n’y avait pas de possibilité d’entente.
J’ai refusé.
Le
14 octobre 2000, à Munich, je deviens Champion du Monde …. Pour la
Croatie.
Entendre
l’hymne nationale Croate quand on est champion du Monde!! … moi ça ne me dérange
pas trop, pour paps ….. c’était très dur.
J’ai
le plus beau palmarès au Monde pour quelqu’un de 22 ans ….
Deux
fois champion du Monde.
Neuf
fois champion d’Europe.
Vingt
fois médaillé aux ch.d’Europe et du Monde.
A
tous les championnats d’Europe et championnats du Monde auxquels j’ai participé,
j’ai toujours été médaillé, et ça, je suis le seul au Monde à l’avoir
fait.
Septembre
2001, j’ouvre un club à la FFK, le « Champions ». Pour ne plus avoir de
problèmes, j’ai laissé tomber l’astreinte de 2.000.000 Fb. A la fin de l’année
2001, j’ai une réunion avec VLB, je lui confirme que je suis d’accord de
représenter la Belgique aux championnats d’Europe et du Monde.
VLB
écrit à la fédération Croate et demande, s’ils sont d’accord que je combatte
sous les couleurs belges. Je vais aux entraînements fédéraux et je m’intègre de
nouveau dans l’équipe.
Je
suis sélectionné pour les Open de Paris, paps me dit qu’il est hors de question
que je combatte, ni pour les belges, ni pour les croates.
Le
problème est que si je combats pour un pays, je suis bloqué, et je ne sais plus
combattre pour l’autre pays.
De
la part des belges, je n’ai reçu aucune garantie en ce qui concerne les
sélections, pour le championnat d'Europe et le championnat du Monde.
Pour
les Open de Paris, je fais l’impasse.
L’email
de VRB, suite à des critiques émises sur mon site, m’ouvre les yeux … rien n’a
changé.
Les
critiques sur les prestations des belges au Championnat d’Europe à Koblenz
étaient tout à fait logiques, et de plus émises sur un site personnel. Il est
vrai qu’il y a des karatékas en Belgique que l’on ne peut critiquer, des
karatékas qui sont dans le bon club, et qui eux, peuvent défendre les couleurs
de clubs belge, français, et encore italien.
Enfin
le simple fait de donner son avis sur un site personnel provoque une discussion
et un litige sans fondements.
Je
reçois, une réponse de la fédération Croate, sur la demande de la FBK.
Les
Croates me manifestent leur gratitude et me disent, que le grand champion que je
suis, peut combattre pour le pays de son choix.
Je
demande à Allatta si il y a possibilité d'être sélectionne en kumité -70Kg et en
kumité Open, pour les championnats d'Europe à Tallin. Il ne me donne aucune
garantie pour les Open, car je ne suis pas champion de Belgique. Je manifeste
mon désaccord.
Quelques
semaines plus tard …. Une lettre d’Allatta, il me demande de ne plus suivre les
entraînements fédéraux, car ma position n’est pas très claire.
J’en
ai marre, je ne veux plus participer aux championnats et je l’écris sur mon
site.
Je
reçois une lettre de la part de la FBK, signée par Mr. Van Bortel, qui me fait
part que la fédération belge note que je me retire comme compétiteur.
Je
réponds que momentanément j’arrête la compétition, pour prendre un peu de recul,
rien d’irrévocable.
pour
les championnats d’Europe la fédération belge me sélectionne, pour le kumité -70
Kg, et pas pour le kumité Open.
Paps
ne veux pas que je participe au championnat d'Europe.
Paps
insiste pour avoir des certitudes de sélections pour les championnats du
monde.
La
fédération me donne toujours aucune garantie, pour les Open aux championnats du
monde.
Pourtant
ma demande, pour le championnat du monde, était très simple : être sélectionné
en kumité -70Kg et en kumité Open.
La
réponse de la fédération belge : Impossible.
En
juin 2002, on me demande de me rendre à Bruxelles pour discuter sur mon
intégration dans l’équipe belge. L’entretien dure 1 minute. VLB et Allatta me
disent qu’ils préfèrent que je combatte pour la Croatie. Point.
Pierre
Camal, est sélectionne pour le kumité -75 Kg et le kumité Open, pour les
championnats du monde à Madrid.
Pierre
est membre de mon club et il n'était pas champion de Belgique en kumité
Open.
Bon
... hm !!
La
fédération Croate me contacte, ils sont étonnés que je n’aie pas participé au
championnat d’Europe à Tallin et me demande si je veux participer à la coupe de
la méditerranée à Opatia.
Je
demande, où ils en sont pour les sélections pour le championnat du monde à
Madrid.
On
me répond, que j’ai le libre choix des catégories dans lesquelles je veux être
sélectionné.
J’accepte
de participer à la coupe de la méditerranée, et aussi de représenter la Croatie
au championnat du monde.
A
Madrid je deviens, Vice champion du Monde.
Marc
VRB qui est devenu entraîneur national à la place d’Allatta, me demande de voir
avec lui, les points de discorde pour représenter à nouveau la
Belgique.
Paps
à une longue entrevue avec Marc ; il lui demande une garantie de sélection pour
les deux années à venir. Une garantie verbale ... oui, ... sur papier …..
Impossible.
Même
si verbalement on me donne des garanties, je n’ai rien en main. Il est certain
qu’avec le temps et tous les problèmes déjà rencontrés, la confiance se
perd.
De
plus, même si d’un coté j’aimerais re-combattre pour mon pays, plusieurs choses
me pousse à ne pas le faire :
- Le
karaté m’a appris à avoir du respect pour ceux qui m’ont aidé… Et je ne veux pas
tourner les dos aux Croates alors qu’ils ont été là, quand j’en avais
besoin.
- J’ai
une garantie verbale d’un côté alors que de l’autre côté, c’est moi-même, qui
décide de mes sélections.
- Pratiquer
le karaté à un certain niveau implique des frais (déplacement, préparation,
compétition) et je suis un indépendant, et être en déplacement pour représenter
mon pays à un championnat est une perte financière. Il est vrai que même si je
ne demande aucun salaire (comme les Français, Hollandais, Luxembourgeois,…),
j’aimerais bien percevoir une bourse annuelle comme en Croatie, ce qui me
permettrais de combler un minimum de mes frais. Malheureusement en Belgique, il
est impossible pour un karateka de haut niveau d’avoir une bourse à moins de
chercher personnellement un sponsor. On est simplement dix ans en retard.
J’espère
avoir coupé court à la rumeur qui circule, d’une lettre écrite de ma part,
demandant un salaire à la fédération.
Le
point de vue de la fédération belge n’est pas très clair …. On me demande de
combattre pour la Belgique, et je n’obtiens aucune garantie ?
Je
demande rien, juste une garantie de sélection .....
En
Croatie je n’ai aucun problème. Je leur, demande si je peux combattre pour la
Belgique … no problème. Je demande des sélections en kumité -70Kg et en kumité
Open, pour le championnat du monde, ….. no problème.
En
Belgique, je n’ai eu que des problèmes, alors pourquoi changer ?
De
plus paps me dit, que Marc VRB lui à raconté une histoire ahurissante !!!
Il
y a quelques années (1999) quand on habitait encore à Grimbergen …..
Un
soir très orageux, la télévision dans une chambre au premier étage
explose.
On
prévient l’assurance, et l’inspecteur nous dit : je pense qu’on vous a tiré
dessus.
Paps
n’en croit pas ses oreilles et lui dit que c’est impossible, …. il n’a pas
d’ennemis.
Enfin,
paps peut persuader l’inspecteur, qu’il ne connaît personne qui va tirer dans
les vitres de sa maison. L’histoire nous marque, mais sans plus.
Les
Hauwen viennent au Champions club et quelques mois plus tard, Christophe raconte
à paps, que Marc lui a raconté qu’il avait tiré sur notre façade.
Paps
ne voulait pas le croire, il pensait que c’était …. des « on dit ».
A
Madrid, Marc, confirme cette histoire. Il certifie que c’est bien lui qui a tiré
dans sa façade! Paps n’en croit pas ses oreilles, Marc qui lui dit, oui c’est
moi qui a tiré!!!
Incroyable….
De plus il prétend que paps lui doit une fière chandelle !!!
Marc
dit à paps : que si il n’avait pas tiré sur sa maison, Junior n’aurait jamais
été champion du monde !!!!!
Paps
ne comprend pas …. Il demande plus d’explications.
Marc
lui demande si il est con ou si il fait semblant.
Il
lui explique que si il a tiré sur sa maison … c’était pour calmer les
autres !!!
Les
autres ??? Qui ??? Paps ne comprend toujours pas, il na jamais rien fait contre
personne, la seule chose qu’il a fait c’est d’aller en justice contre la
fédération pour les sélections.
Marc
lui répond : « tu as été très loin et chacun se défend avec les moyens qu’il
a !!!!! »
Non,
on n’oppose pas des coups de fusil, à des actions légales.
Mon
père était souvent dans cette chambre, quand la télévision à explosé, la pièce
était un véritable champ de bataille. Et si… il y avait eu des blessés, paps …
moi … Prescillia !!!
Une
histoire incroyable, une histoire dingue, un acte criminel, punissable par la
justice.
Et
si dans l’avenir … d’autres personnes ne sont pas d’accord avec le point de vue
de la fédération belge – francophone, les responsables prendront-ils de nouveau
les armes ?
Et
bien voilà, le récit véridique, sans amertume, de tous mes problèmes en
Belgique, et c’est pourquoi momentanément, je préfère rester, pour les
sélections, en Croatie.
Je
ne demande pas de comprendre, mais j’espère qu’après ma petite histoire, vous
pourrez mieux saisir, mon choix de combattre pour la Croatie.
Mais
ne pas représenter la Belgique personnellement, ne signifie pas que je ne veux
pas travailler avec les différentes personnes de la fédération afin que tous,
nous vivions dans nos différent clubs en harmonie (la preuve, le champions
participe en masse à toutes les activités de la FFK).
Je
suis prêt à contribuer pour la construction d’un meilleur future, afin que les
jeunes, ne rencontrent pas les difficultés que j’ai connues. Pour moi je crois
qu’il est trop tard… car même si le temps apaise, moi, je ne pourrais jamais
oublier. Probablement qu'un jour, tout va rentrer dans l’ordre !
A
suivre ?
|