Problémes
Home 
Jutsko 
Video 
Coach National 
Prosport/Champions 
Musculation 
Tae-Bo 
Ma fille Mayra 

 

 


Les soucis


Parler de mes problèmes avec les fédérations de karaté en Belgique, n’est pas facile. Malgré qu’on m’ait contraint d’embrasser la nationalité Croate, je vais tenter de vous relater cette incroyable histoire le plus objectivement possible avec mes sentiments, mes intuitions, mes émotions, mon vécu et surtout sans amertume !

Quand j’avais huit ans je voulais, comme Bruce Lee, faire du karaté. En cherchant dans le bottin téléphonique, je me suis finalement retrouvé chez Yanou, un club de la commune d’Uccle et affilié à l’IBF (International Budo Fédération).

Le club ne concordait malheureusement pas aux très hautes aspirations qui étaient les miennes.

J’ai cherché un autre club, et via le Yamoto karaté à Ixelles  et le CAMJ à Jette, j’ai atterri au Naha Karaté-do, un club de la région de Charleroi. Le club était sous la direction de Michel Aerden, entraîneur national et 6’dan.

Quelques mois plus tard, après un stage à Bruxelles, sous la direction de Michel Aerden et Miyazaki, je reçois une lettre de M. Van Lerberghe, président de l’UFK.

Dans cette lettre il y était mentionné que :

  • Je ne pouvais pas être membre de deux fédérations et que je devais donner ma démission comme membre de l’AFK.
  • Je ne pouvais pas mettre une ceinture marron, car à l’UFK vu mon jeune âge (9 ans), le maximum était une ceinture verte.
  • Si je voulais participer aux stages, je devais avoir l’accord préalable de mon club le Yamoto karaté club, sous peine de sanction.
  • Je ne pouvais pas m’entraîner dans d’autres clubs, sous peine de sanction.
  • Dans les compétitions, je devais représenter le Yamoto, sinon …  sanction.
  • Je ne pouvais pas participer aux compétitions autres que celles de la BAKF, sous peine de sanction. Si dans le futur je ne suivais pas très rigoureusement le règlement interne de l’UFK, la conséquence logique serait une suspension.

Mon père n’en croyait pas ses yeux. Personne ne lui avait expliqué quoi que ce soit. Il savait que l’UFK (Union Francophone de Karaté) et l’AKF (Association Francophone de Karaté) étaient des fédérations et que pour s’entraîner dans les clubs, on l’avait obligé à prendre des licences auprès des différentes fédérations.

Avec l’aide de M. Van Lerberghe notre choix était vite fait.

Mon père répondait, que je ne pouvais pas être membre d’une fédération qui écrivait des lettres aussi menaçantes à un gamin de neuf ans.

J’ai démissionné de l’UFK.

Deux ans plus tard (1989), lorsque j’ai voulu être membre du club de Dirk Heene (VKV), j’ai reçu une lettre de M. Dirk De Mits, président de la VKV, disant que mon adhésion à la VKV n’était pas acceptée. Ceci pour une raison bien simple…. on avait eu des problèmes avec l’UFK, leurs frères wallons de la JKA, et par conséquent ...... pas de licence VKV.

Sur les conseils de D. Heene, on a pris une licence à l’Ashi Barai Cardinal Mercier, un club membre de la VKA.

  • UFK = Union Francophone de Karaté
  • AKF = Association Francophone de Karaté
  • VKV = Vlaamse Karate Vereniging
  • VKA = Vlaamse Karate Assocatie
  • VKF = Vlaamse Karate Federatie
  • VKS = Vlaamse Karate School
  • JKA = Japan Karate Assocatie
  • WKSA = World karate Shotokan Associatie

Le club était également membre de la WKSA, une organisation de Sensei Kase, que Dirk Heene représentait en Belgique.

Quand mon père signa la licence (VKA), il m’a inscrit une année plus âgé, comme cela, j’aurais la possibilité de combattre une année sur deux dans une catégorie plus difficile.

Pour paps les championnats en Belgique étaient trop faciles, je gagnais trop souvent.A quinze ans (14 ans) j’étais repris comme élite (B) dans le Topsportschool (VKS).

Au Topsportschool, Jos Augustus était le directeur technique (VKA) et le responsable des entraînements kata et Van de Vel était responsable pour les entraînements kumite.

Paps fût très étonné lorsqu’il apprit que j’étais sélectionné uniquement pour les entraînements en kumite et pas pour les entraînements kata. Paps posa la question, et la réponse de M. Augustus fut très simple, « Van de Vel a besoin de partenaires pour faire du sparring et de plus être sélectionné en kata et en kumite … impossible! »

Mon père n’était pas d’accord et disait que je n’étais pas de la chair à canon et aussi qu’il ne comprenait pas que j’étais retenu en kumite et pas en kata, alors que tous mes entraînements étaient axés sur les katas. Augustus ne croyait pas mon père et disait que je gagnais beaucoup de championnats en kumité et que sans s’entraîner, c’était impossible.

Paps fâché lui disait qu’il connaissait autant sur le karaté ….  qu’un congolais sur la neige.

Paps écrivait une lettre au Conseil d’Administration de la VKA, il avait également obtenu un entretien avec M. Adang, le Président de la VKA. A la réunion, paps avait acquis la garantie que je pourrais être sélectionnable en kata comme en kumité.

M. Augustus devait démissionner, et j’étais repris au Topsportschool en kata comme en kumité et mes problèmes ……  allaient commencer.

Au Topsportschool (VKS), M. Van de Vel devenait le grand manitou, entraîneur, sélectionneur, manager, il organisait et codifiait tout, les sélections, les budgets, les entraînements et le tout sans aucun contrôle de la part de la VKA.

En septembre 1994, j’ai obtenu ma première sélection, .... la coupe du Monde à Miskolc.

Dans ma catégorie, kumite 15 ans, il y avait 118 compétiteurs. J’ai gagné tous mes combats avec 6-0 et de plus en kata (15 ans/125 participants) la deuxième place était pour moi.

En février 1995, à Bratislava, je devenais Champion d’Europe en kata et en kumité (cadets), un résultat grandiose qu’avant moi, personne n’avait réussi. Paps et moi, nous étions fiers et c’était bien la preuve que paps avait raison de se rebiffer, quand M. Augustus voulait me rejeter en kata.

Pour les championnats d’Europe kata (seniors), au mois de mai 1995, Van de Vel sélectionne un membre de son club …. Yvan Mans. Paps ne comprend pas et demande des explications. VdVel, répond qu’il ne savait pas que j’étais sélectionnable pour les championnats kata seniors.

Paps n’en croyait pas ses oreilles, un sélectionneur qui ne savait pas qui était sélectionnable !!!!.

Oui … c’est possible, mais uniquement ….. en Belgique.

Yvan Mans au premier tour, enavant droite, retour direction Belgique.

Normal….

En septembre, pour la Coupe du Monde 1995 à Frankfurt, rebelote … sélection de Yvan Mans, et de nouveau, au premier tour, retour Belgique et en première classe.

Mon père avait une sérieuse querelle avec VdV.

Paps lui reprochait d’être un amateur incapable et de plus partial pour les gens de son club.

Il lui disait que c’était inadmissible et qu’il n’accepterait jamais cette situation débile.

Cette fois, pas de réaction de la VKA. Paps avait une réunion avec M. Adang qui ne lui donne que de très vagues garanties pour l’avenir, mais rien de bien concret.

Paps en tirait ses conclusions, il ne voulait plus continuer avec la VKA.

En septembre 1995 on signait pour la FFK.

M. Van Lerberghe avait ce qu’il voulait, de plus on adhérait à son club et à la JKA.

Allatta demanda à paps si on avait reçu des garanties écrites !!! Paps répondit, qu’une parole était une parole et que pour lui, c’était suffisant ….. mais en fait paps ne savait pas du tout à quoi il devait s’attendre.

Vraisemblablement, Allatta, lui le savait !

Paps   trouvait les compétitions de la JKA, un bon tremplin pour préparer les championnats  EKF/WKF.

En septembre, j’étais sélectionné pour les championnats d’Europe ITKF à Paris.

ITKF = International Traditionnel Karaté Federation

Championnats que je gagnais haut la main.

En octobre, je suis sélectionné pour les championnats d’Europe du style Shotokan, mais seulement en équipe.

Je dois dire que les premiers mois il n’y eut aucun problème, et tout se passa très bien.

Au début 1996, la LFK et la FFK ont des problèmes. La GFK (Groupe Francophone de karaté) prend la place de la LFK au sein de la FFK.

Quand la GFK demande à paps d’être le secrétaire et puis le président du groupe …. Il accepte et voilà que commencent les gros ennuis.

VLB, n’était pas très heureux de ce changement et disait à paps que la situation n’était pas très bonne vis-à-vis de moi et du groupement de l’UFK/JKA.

Le père d’un membre JKA … président d’un groupement Sanbon ! Inadmissible selon VLB.

Paps était mis de plus en plus sous pression, VLB lui disait que ma carrière était en danger, Paps ne comprenait pas pourquoi … et continuait a soutenir la GFK.

Février 1996 à Istanbul, je prolonge mes titres de Champion d’Europe en kata et en kumité.

Mais … encore un peu et je retournais à la maison, …  sans faire le championnat.

Le soir avant le championnat, paps voulut savoir le N° de ma chambre à l'hôtel, il se retrouva face à face avec VLB, qui, bien arrosé de bière (belge?), l’interpella.

Des mots et bien plus que des mots …

VLB prend mon père à la gorge pour le taper !!!  Marc VRB, mon entraîneur qui lui aussi était présent à Istanbul les sépara, non sans mal. Paps très choqué et scandalisé ne comprenait pas que le président de la fédération francophone de karaté voulait en venir aux mains avec lui.

De plus mon père n’a jamais pratiqué le karaté.

Le matin de la compétition, paps ne voulait pas que je combatte pour la Belgique.

Après une réunion à l'hôtel, avec Adang le président de la fédération belge, Allatta l’entraîneur de la FBK, Marc VRB et Jacques VLB (pas encore très sobre), paps a finalement accepté que je participe. Paps me disait qu’il n’avait pas beaucoup le choix, puisqu’il était persuadé que j’allais gagner et prolonger mes  titres.

De retour en Belgique, paps voulait déposer une plainte, il ne l'a pas fait. Il me disait que si il déposait une plainte contre le président de la FFK ..... je pouvais oublier le karaté.

En mai 1996, je suis sélectionné (kata) pour les Championnats d’Europe seniors à Paris.

J’obtiens une place en finale et je termine finalement à la septième place.

Paps et moi étions très déçus et c’est peu dire. Patrick Suard, le coach des français en kata, essaya de nous consoler. Il nous expliqua que le résultat était superbe, et que c’était la première fois qu’un cadet (17 ans), obtenait une place en finale dans un championnat d'Europe seniors.

En juin 1996, je suis parti avec paps à Johannesburg, pour les premiers championnats du Monde Juniors Cadets. Il n’y avait pas de délégation belge, paps avait tout organisé.

Je suis devenu champion du Monde (cadet) dans la catégorie kumité -70 Kg. En kata je n’ai pas participé suite à une blessure lorsque je m’entraînais pour le saut en Unsu.

Jacques VLB était devenu président de la fédération belge.

VLB conscient de mon potentiel, voulait de plus en plus, poser sa main sur ma carrière.

Je devais changer d’entraîneur, il voulait m'imposer Allatta. J’était un membre de l’UFK / JKA et Allatta lui aussi, était un membre du groupement UFK / JKA.

Il disait que je pourrais avoir beaucoup de problèmes, si je ne suivais pas la ligne de la JKA.

Il est vrai que j’étais un membre de son club et de la JKA. Néanmoins dans mon cœur j’étais surtout un karatéka du style shotokan et un compétiteur (sanbon) qui voulait s’entraîner comme il le voulait et pas comme les autres le voulaient.

Paps disait à VLB qu’il n’y avait que lui qui décidait pour mes entraînements, mes championnats et ma carrière. Il prétendait que notre façon était la bonne et que rien ne nous ferait changer de la route qu’il avait tracée pour moi, ni la fédération, ni la JKA.

Il y avait de plus en plus de conflits entre paps et VLB.

En mars 1997, lors du championnat de Belgique à Herentals, paps exigeait les sélections en kata, kumité -70 Kg et en kumité Open pour les championnats d’Europe seniors à Tenerife.

Paps trouvait que j’avais de loin les meilleurs résultats et comme j’étais champion de Belgique dans les diverses catégories, il était donc normal que je sois choisi dans chaque épreuve.

VLB n’était pas très heureux et c’est peu dire.

Le jour avant le départ pour les championnats d’Europe à Tenerife, paps reçut la visite de VLB.

Paps à cette période, était très méfiant, il avait eu amplement son lot de misères suite aux relations FFK - GFK avec VLB. Il décida d’enregistrer l’entretien, il n’avait plus aucune confiance et il doutait de l'intégrité de VLB.

Ils aplanissaient certaines difficultés :  on pouvait partir  sereinement  à Tenerife.

À Tenerife Marc VRB disait à VLB que paps avait enregistré la conversation, ....   la relation entre paps et VLB était de nouveau remise en question. L’atmosphère n’était pas propice pour réaliser un très bon championnat d’Europe.

Je participais à cinq épreuves et uniquement dans le kumite équipes on était éliminé prématurément. En kata individuelle comme en kata équipe, je terminais à une cinquième place.

En kumité Open et dans la catégorie kumité -70 Kg, j’obtiens des troisièmes places.

Mon nom était fait, pour la première fois en catégorie des seniors, un karatéka obtient une place en finale pour l’épreuve en kata et un podium dans l’épreuve en kumité.

À Tenerife, paps décidait de changer d’entraîneur et il demandait à José Egea si je pouvais aller à Madrid pour m’entraîner sous sa direction. José acceptait.

Paps en avait marre, il voulait retourner chez les flamands à la VKA.

VLB me contactait et me disait que si je retournais à la VKA, je pouvais tout simplement oublier les sélections. Je ne le croyais pas, je pensais qu’il exagérait pour que je reste à la FFK, je pensais que jamais il ne pourrait faire cela … vu mon palmarès.

Paps me disait, tu ne peux pas te laisser prendre en otage. Paps avait une discussion avec Van de Vel, qui disait que la VKA me soutiendrait. Les dirigeants de la VKA confirmaient.

Parce que j’avais obtenu une place en finale (kata) et une troisième place (kumité) au championnat du Monde 1996, j’avais le droit de participer au World Games à Lathi, en Finlande en août 1997 :  j’ai obtenu une bien belle 5’ place en kata.

Suite aux pourparlers avec la VKA, Allatta m’interdit de participer en kumité  car si j’obtenais un résultat et si, par la suite je partais pour la VKA, les subsides seraient versés à la  VKA  …

Pour VLB cela n’était pas possible. Allatta me confirme que la situation sera insupportable si je rejoins la VKA, il me demande et me conseille de rester à la FFK.

Paps ne comprend pas, l’évolution est très inquiétante.

Contre vents et marres, je change de fédération, je retourne à la VKA.

En 1997, Jacques Van Lerberghe était le président de la FBK,de plus, membre de la commission de sélections et manager de l’équipe nationale.

·      La commission de sélections était composée de :

o    Van de Vel (VKA/VKF) Sanbon

o    Sergio Gneo (VKV/VKF) membre JKA – Ippon

o    Allatta (UFK/FFK) membre JKA - Ippon

o    Van Lerberghe (UFK/FFK) membre JKA – Ippon

Peu de temps après, Van de Vel (VKA/VKF) devenait manager BKF.

VdVel maintenant manager avec la bénédiction de VLB, ne s’oppose plus trop aux décisions douteuses. M. Sergio Gneo (VKV/VKF) frère d’armes de la JKA,  ainsi qu’Allatta (UFK/FFK), votaient dans la commission de sélections comme VLB le voulait.

VLB avait acquis le monopole démocratiquement !

Les conditions répondaient à son attente. Il attendait sa proie … et sa proie c’était moi.

Je n’étais pas sélectionné pour la Coupe du Monde en nov.1997 au Philippines.

Mon père se renseigne et il apprend que je suis toujours blessé??? Paps n’en croit pas ses oreilles. Il est vrai qu’au championnat d’Europe en mai, je m’étais fracturé un doigt. VdVel dit  que je n’ai pas remis un certificat médical attestant ma guérison.

Mans est de nouveau sélectionné dans la catégorie Kata !! Incroyable … paps prend contact avec la VKA, puis avec VDVel, qui lui dit, que Mans est sélectionné parce que les francophones ne voulaient plus de moi !!! Paps furieux, dit que cela ne se passera pas comme ça.

Enfin, Mans au premier tour ... buiten, le voilà direction la Belgique, un beau voyage aux Philippines en prime.

En février 1998, je suis sélectionné pour les championnats d’Europe (juniors), kata et kumite, et VdVel se permet d'ergoter, affirmant qu’il n’y a aucun problème avec les sélections.

Je deviens Champion d’Europe en kumité -70Kg, en kata je termine à la 4'pl.

Un mois plus tard, en mars 1998, j’étais sélectionné pour les championnats d’Europe seniors. Mais  ma sélection se limite aux équipes kata et kumité et en kumité -70Kg. Pas de sélection pour les épreuves individuelles kata, ni pour le kumite Open.

Au championnat d’Europe 1997, j’étais médaillé de bronze en open et finaliste en kata. Aucun belge n’avait obtenu dans le passé une place en finale kata. En open (sanbon) aucun belge n’est jamais monté sur un podium européen.

En kata  … Mans, l’élève de VdVel, était a nouveau sélectionné.

Par contre, j’étais sélectionné en équipe kata avec Mans. Le troisième, je ne le connaissais même pas. On était à un mois du championnat et jamais on ne s’était entraîné ensemble?????

De plus sur ma feuille de sélection, il était mentionné que si on refusait une sélection ... la fédération, se réserve le droit de suspendre toutes les sélections avenir !!!

Une blague ? Non. ... Une blague belge ?...   Oui … mais de très mauvais goût !

De plus, les responsables avaient l’audace de programmer les entraînements kata équipe le même jour et à la même heure que les entraînements kumité … mais à un autre endroit.

Lorsque je me présentais à l’entraînement kumité à Herentals, on me disait que je devais m’entraîner en équipe kata à Genk. 45 minutes plus tard, je me présente à Genk où on m’informe qu’il n’y avait pas d’entraînement kata parce que S. Gneo n’avait pas su se libérer.

A l'entraînement, lors du stage à Namur, le troisième héros de l’équipe n’était pas présent. VdV qui s’occupait de l’entraînement est aller chercher un substitut parmi les karatékas qui faisaient le stage avec Kawawada !!!.

Paps écrivait une lettre au conseil d’administration de la VKA. Pendant la réunion extraordinaire du 28 mars, la VKA désavouait la sélection pour les championnats d’Europe seniors 1998.

Paps demandait de l’aide à M. Maeschalk, un avocat spécialiste en droit sportif.

Paps dépose une plainte devant la commission d’Arbitrage du COIB.

La sentence était dure pour la fédération Belge de karaté.

La commission d’Arbitrage concluait que les sélections étaient discriminatoires, partiales et préconçues. La FBK, devait revoir la sélection et me sélectionner en Kata, Kumité -70 Kg et en Kumité Open.

Jamais une fédération belge n'avait été jugé par le COIB de la sorte, une giffle en pleine figure ...

Paps était furieux envers la VKA, ils étaient restés très indifférents dans le conflit.

Aux championnats d’Europe 1998 à Belgrade, je deviens Champion d’Europe kumité -70 Kg chez les seniors. La consécration suprême en Europe. Dans l'exercice kata, je termine à la quatrième place. Mon père, à cause de tous les difficultés, est obligé de rester en Belgique… il n’avait pas demandé un visa.

L’affaire contre la FBK, nous a coûté pas mal d’argent, mais pas de gênes pour la VKA et la VKV de se partager les subsides du Bloso. Scandaleux.

La VKA change son pion dans la commission de sélections … VdVel est mis sur la touche et Augustus prend la relève. VdVel pas très content de perdre sa place s’affilie à la VKV.  VdVel avec l’appui de VLB, crée un group Sanbon dans le group Ippon de la VKV et de plus, il reste le manager de l’équipe belge.

VLB se fait remplacer dans la commission de sélections, par M.VRBrouck.

·        Composition de la commission de sélections:

o    Van de Vel, manager (VKV) – Sanbon (fonction de secrétaire)

o  J. Augustus (VKA/VKF) Sanbon

o    Sergio Gneo (VKV/VKF) membre JKA – Ippon

o    Allatta (UFK/FFK) membre JKA - Ippon

o    Van Reybrouck (GFK/FFK) Sanbon

Trois mois plus tard … à nouveau … Bingo.

Septembre 1998, je suis sélectionné pour les championnats du Monde au Brésil, pour  me voir ensuite  retirer de la liste des sélectionnés.

J’avais raté deux entraînements. Je n’étais pas présent une première fois à cause de ma participation au championnat que paps organisait à Louvain, l’European Samourai Tournament. Il y avait 23 pays présents et 1003 compétiteurs. Le plus grand tournoi jamais organisé en Belgique. La fédération belge, organisait ce jour là, un entraînement national.

Une deuxième absence se légitimait pour la raison suivante : La VKA m’avait demandé de donner un stage pour les jeunes, le même jour et la même heure qu’un entraînement national. VDVel prétendait que je ne l’avais pas informé … mais il oubliait de dire qu’il était membre de la commission sportive qui m’avait demandé de donner le stage !!!

On me convoque pour me défendre dans les locaux de la FFK à 23h00 !!!! Paps et moi étions présents, la commission restait sur sa position et Augustus démissionnait par solidarité.

Paps au tribunal et, le jour du départ, le juge ordonnait que je devais être sélectionné. Paps trouvait un huissier pour délivrer le verdict (14h00) et l’avion partait à 19h00.

Me voilà parti pour Rio contre la fédération … et les officiels de la fédération me l’ont bien montré.

Paps reste à la maison. Moi, j’obtiens une troisième place dans des conditions exécrables.

J’aurais dû être champion du Monde, on m’a volé le titre suprême. Je ne savais pas dans quelle poule j’étais, pas contre qui je devais combattre, quand ? aucune information sommaire, de plus pas d’eau et pas de coach !!

Personne ne me parlait … je voulais juste rentré à la maison, ne plus faire du karaté. Je voulais absolument partir de ce cocoon infect.

J’étais troisième et j’étais malheureux …. je pleurais comme un enfant.

Pour paps …. les rémunérations de l’avocat et de l'huissier, aussi les frais de justice … la VKA et la VKV se partagent les subsides du Bloso.

Paps en avait assez, il réfléchissait à un moyen de contourner la fédération belge. Il entrevoyait la possibilité que je change de nationalité, il me disait que j’avais trop travaillé pour atterrir dans la poubelle. Il était certain qu’au sein de la FBK rien ne changerait.

Au début du mois de décembre, paps a un premier contact avec la fédération Croate. Le 5 janvier 1999, je suis parti avec paps à Zagreb. On avait une réunion avec la fédération et une autre réunion au ministère avec 2 ministres et le chef de la sécurité. A la réunion, ils prétendaient que tout pourrait être en ordre pour le championnat d’Europe à Oviedo.

Paps ne savait plus quoi faire …. Devenir Croate pour faire du karaté et des championnats ou combattre pour la Belgique et s'adresser aux tribunaux pour obtenir les sélections ? Il voulait attendre pour prendre une décision. Peut être que ça s’ apaiserait en Belgique !!!

Une semaine plus tard, bingo, comme je ne voulais pas signer leur contrat, plus de sélections.

Un contrat auquel je ne pouvais adhérer : tous les karatékas, à part moi signaient.

Quelques extraits du contrat :

  On devait rester belge.

  Pour faire des championnats à l’étranger, il fallait un accord préalable de la FBK.

  Pour s’entraîner à l’étranger, il fallait l' accord de la FBK.

  On ne pouvait pas être rémunéré pour la pratique du karaté.

  Seulement la préparation de la FBK pour les championnats d’Europe et les championnats du Monde était autorisée.

  Aucune interview aux médias sans l’accord préalable de la FBK.

  Si il y avait des problèmes, ceux-ci devaient être résolus au sein de la FBK.

  On ne pouvait pas traduire la FBK devant la justice.

Paps ne voulait plus aller au tribunal, il prend contact avec les Croates et donne son accord pour ma naturalisation.

La VKA prend contact avec paps et demande de traduire la FBK devant le tribunal. Paps ne veut pas, il dit qu’il a déjà assez fait, la VKA prend les frais à leur charge et paps traduit la FBK devant la justice (3’ fois).

Le contrat n’était pas légal et la FBK devait m’inscrire au Championnat à Oviedo avec une astreinte de 2.000.000 FB.

Le 09.02.1999, je suis parti à Zagreb pour mon passeport, deux jours avant le championnat.

Les belges ne m’ont pas inscrit, malgré l’astreinte. Ils sont allés en appel. (Appel qu’ils ont perdu).

Je suis devenu champion d’Europe pour la Croatie, le premier championnat où j’étais épaulé par une fédération nationale. Tout ce que je n’avais pas eu en Belgique, considération, sélections en Croatie je recevais tout, et sans aucune difficulté.

L'advocat de paps, lui dit de traduire la fédération belge, devant le tribunal ... sur le fond. Il disait que, maintenant que j'étais Croate, le fédération ne pouvait plus rien me faire et qu'un proces contre la fédération, sur le fond, était gagné d'avance.

Paps voulait qu'une chose .... avoir le paix. La fin des misères avec la fédération belge.

Peut-être !!

Au championnat d’Europe à Athènes, j’obtenais le titre suprême en kumité -70Kg et en Open.

La première fois dans l’histoire du karaté qu’un athlète obtient deux titres en individuelle.

A Zagreb, j’étais reçu par le président de la Croatie.

Après le championnat d’Europe la VKA me demande si il y avait une possibilité pour aplanir les problèmes et combattre pour la Belgique. J’ai écrit une lettre au conseil d’administration de la FBK (contre l'avis de paps) et j’ai demandé pour être entendu.

Quelques jours plus tard, un coup de téléphone de VLB, il me disait qu’il était tout à fait d’accord de plaider ma cause devant le conseil d’administration de la FBK. ???

Je ne comprenais pas, je lui dis que je voulais plaider ma cause moi-même.

La chose était impossible, et VRBrouck (FFK) et Van Winkel (VKA) étaient délégués pour parler avec moi. On avait une réunion à Bruxelles et on me demande de laisser tomber l’astreinte. Sans quoi il n’y avait pas de possibilité d’entente. J’ai refusé.

Le 14 octobre 2000, à Munich, je deviens Champion du Monde …. Pour la Croatie.

Entendre l’hymne nationale Croate quand on est champion du Monde!! … moi ça ne me dérange pas trop, pour paps ….. c’était très dur.

J’ai le plus beau palmarès au Monde pour quelqu’un de 22 ans ….

  Deux fois champion du Monde.

  Neuf fois champion d’Europe.

  Vingt fois médaillé aux ch.d’Europe et du Monde.

A tous les championnats d’Europe et championnats du Monde auxquels j’ai participé, j’ai toujours été médaillé, et ça, je suis le seul au Monde à l’avoir fait.

Septembre 2001, j’ouvre un club à la FFK, le « Champions ». Pour ne plus avoir de problèmes, j’ai laissé tomber l’astreinte de 2.000.000 Fb. A la fin de l’année 2001, j’ai une réunion avec VLB, je lui confirme que je suis d’accord de représenter la Belgique aux championnats d’Europe et du Monde.

VLB écrit à la fédération Croate et demande, s’ils sont d’accord que je combatte sous les couleurs belges. Je vais aux entraînements fédéraux et je m’intègre de nouveau dans l’équipe.

Je suis sélectionné pour les Open de Paris, paps me dit qu’il est hors de question que je combatte, ni pour les belges, ni pour les croates.

Le problème est que si je combats pour un pays, je suis bloqué, et je ne sais plus combattre pour l’autre pays.

De la part des belges, je n’ai reçu aucune garantie en ce qui concerne les sélections, pour le championnat d'Europe et le championnat du Monde.

Pour les Open de Paris, je fais l’impasse.

L’email de VRB, suite à des critiques émises sur mon site, m’ouvre les yeux … rien n’a changé.

Les critiques sur les prestations des belges au Championnat d’Europe à Koblenz étaient tout à fait logiques, et de plus émises sur un site personnel. Il est vrai qu’il y a des karatékas en Belgique que l’on ne peut critiquer, des karatékas qui sont dans le bon club, et qui eux, peuvent défendre les couleurs de clubs belge, français, et encore italien.

Enfin le simple fait de donner son avis sur un site personnel provoque une discussion et un litige sans fondements.

Je reçois, une réponse de la fédération Croate, sur la demande de la FBK.

Les Croates me manifestent leur gratitude et me disent, que le grand champion que je suis, peut combattre pour le pays de son choix.

Je demande à Allatta si il y a possibilité d'être sélectionne en kumité -70Kg et en kumité Open, pour les championnats d'Europe à Tallin. Il ne me donne aucune garantie pour les Open, car je ne suis pas champion de Belgique. Je manifeste mon désaccord.

Quelques semaines plus tard …. Une lettre d’Allatta, il me demande de ne plus suivre les entraînements fédéraux, car ma position n’est pas très claire.

J’en ai marre, je ne veux plus participer aux championnats et je l’écris sur mon site.

Je reçois une lettre de la part de la FBK, signée par Mr. Van Bortel, qui me fait part que la fédération belge note que je me retire comme compétiteur.

Je réponds que momentanément j’arrête la compétition, pour prendre un peu de recul, rien d’irrévocable.

pour les championnats d’Europe la fédération belge me sélectionne, pour le kumité -70 Kg, et pas pour le kumité Open.

Paps ne veux pas que je participe au championnat d'Europe.

Paps insiste pour avoir des certitudes de sélections pour les championnats du monde.

La fédération me donne toujours aucune garantie, pour les Open aux championnats du monde.

Pourtant ma demande, pour le championnat du monde, était très simple : être sélectionné en kumité -70Kg et en kumité Open.

La réponse de la fédération belge : Impossible.

En juin 2002, on me demande de me rendre à Bruxelles pour discuter sur mon intégration dans l’équipe belge. L’entretien dure 1 minute. VLB et Allatta me disent qu’ils préfèrent que je combatte pour la Croatie. Point.

Pierre Camal, est sélectionne pour le kumité -75 Kg et le kumité Open, pour les championnats du monde à Madrid.

Pierre est membre de mon club et il n'était pas champion de Belgique en kumité Open.

Bon ... hm !!

La fédération Croate me contacte, ils sont étonnés que je n’aie pas participé au championnat d’Europe à Tallin et me demande si je veux participer à la coupe de la méditerranée à Opatia.

Je demande, où ils en sont pour les sélections pour le championnat du monde à Madrid.

On me répond, que j’ai le libre choix des catégories dans lesquelles je veux être sélectionné.

J’accepte de participer à la coupe de la méditerranée, et aussi de représenter la Croatie au championnat du monde.

A Madrid je deviens, Vice champion du Monde.

Marc VRB qui est devenu entraîneur national à la place d’Allatta, me demande de voir avec lui, les points de discorde pour représenter à nouveau la Belgique.

Paps à une longue entrevue avec Marc ; il lui demande une garantie de sélection pour les deux années à venir. Une garantie verbale ... oui, ... sur papier ….. Impossible.

Même si verbalement on me donne des garanties, je n’ai rien en main. Il est certain qu’avec le temps et tous les problèmes déjà rencontrés, la confiance se perd.

De plus, même si d’un coté j’aimerais re-combattre pour mon pays, plusieurs choses me pousse à ne pas le faire :

  • Le karaté m’a appris à avoir du respect pour ceux qui m’ont aidé… Et je ne veux pas tourner les dos aux Croates alors qu’ils ont été là, quand j’en avais besoin.
  • J’ai une garantie verbale d’un côté alors que de l’autre côté, c’est moi-même, qui décide de mes sélections.
  • Pratiquer le karaté à un certain niveau implique des frais (déplacement, préparation, compétition) et je suis un indépendant, et être en déplacement pour représenter mon pays à un championnat est une perte financière. Il est vrai que même si je ne demande aucun salaire (comme les Français, Hollandais, Luxembourgeois,…), j’aimerais bien percevoir une bourse annuelle comme en Croatie, ce qui me permettrais de combler un minimum de mes frais. Malheureusement en Belgique, il est impossible pour un karateka de haut niveau d’avoir une bourse à moins de chercher personnellement un sponsor. On est simplement dix ans en retard.

J’espère avoir coupé court à la rumeur qui circule, d’une lettre écrite de ma part, demandant un salaire à la fédération.

Le point de vue de la fédération belge n’est pas très clair …. On me demande de combattre pour la Belgique, et je n’obtiens aucune garantie ?

Je demande rien, juste une garantie de sélection .....

En Croatie je n’ai aucun problème. Je leur, demande si je peux combattre pour la Belgique … no problème. Je demande des sélections en kumité -70Kg et en kumité Open, pour le championnat du monde, ….. no problème.

En Belgique, je n’ai eu que des problèmes, alors pourquoi changer ?

De plus paps me dit, que Marc VRB lui à raconté une histoire ahurissante !!!

Il y a quelques années (1999) quand on habitait encore à Grimbergen …..

Un soir très orageux, la télévision dans une chambre au premier étage explose.

On prévient l’assurance, et l’inspecteur nous dit : je pense qu’on vous a tiré dessus.

Paps n’en croit pas ses oreilles et lui dit que c’est impossible, ….  il n’a pas d’ennemis.

Enfin, paps peut persuader l’inspecteur, qu’il ne connaît personne qui va tirer dans les vitres de sa maison. L’histoire nous marque, mais sans plus.

Les Hauwen viennent au Champions club et quelques mois plus tard, Christophe raconte à paps, que Marc lui a raconté qu’il avait tiré sur notre façade.

Paps ne voulait pas le croire, il pensait que c’était …. des « on dit ».

A Madrid, Marc, confirme cette histoire. Il certifie que c’est bien lui qui a tiré dans sa façade! Paps n’en croit pas ses oreilles, Marc qui lui dit, oui c’est moi qui a tiré!!!

Incroyable…. De plus il prétend que paps lui doit une fière chandelle !!!

Marc dit à paps : que si il n’avait pas tiré sur sa maison, Junior n’aurait jamais été champion du monde !!!!!

Paps ne comprend pas …. Il demande plus d’explications.

Marc lui demande si il est con ou si il fait semblant.

Il lui explique que si il a tiré sur sa maison … c’était pour calmer les autres !!! 

Les autres ??? Qui ???  Paps ne comprend toujours pas, il na jamais rien fait contre personne, la seule chose qu’il a fait c’est d’aller en justice contre la fédération pour les sélections.

Marc lui répond : « tu as été très loin et chacun se défend avec les moyens qu’il a !!!!! »

Non, on n’oppose pas des coups de fusil, à des actions légales.

Mon père était souvent dans cette chambre, quand la télévision à explosé, la pièce était un véritable champ de bataille. Et si… il y avait eu des blessés, paps … moi … Prescillia !!!

Une histoire incroyable, une histoire dingue, un acte criminel, punissable par la justice.

Et si dans l’avenir … d’autres personnes ne sont pas d’accord avec le point de vue de la fédération belge – francophone, les responsables prendront-ils de nouveau les armes ?

Et bien voilà, le récit véridique, sans amertume, de tous mes problèmes en Belgique, et c’est pourquoi momentanément, je préfère rester, pour les sélections, en Croatie.

Je ne demande pas de comprendre, mais j’espère qu’après ma petite histoire, vous pourrez mieux saisir, mon choix de combattre pour la Croatie.

Mais ne pas représenter la Belgique personnellement, ne signifie pas que je ne veux pas travailler avec les différentes personnes de la fédération afin que tous, nous vivions dans nos différent clubs en harmonie (la preuve, le champions participe en masse à toutes les activités de la FFK).

Je suis prêt à contribuer pour la construction d’un meilleur future, afin que les jeunes, ne rencontrent pas les difficultés que j’ai connues. Pour moi je crois qu’il est trop tard… car même si le temps apaise, moi, je ne pourrais jamais oublier. Probablement qu'un jour, tout va rentrer dans l’ordre !

A suivre ? 


 

Copyright (c) 2008 prosport. All rights reserved.

 


View My Stats